Jeunesse violente ou société malade

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Sous l’égide de l’ONU, une nouvelle COP se réunit pour se pencher sur l’agonie de la biodiversité.

Deux cents états y sont représentés.

En 2022, la précédente COP biodiversité prévoyait que les états devaient mettre 30% de leur territoire en zone de protection. Sous l’égide de l’ONU, une nouvelle COP se réunit pour se pencher sur l’agonie de la biodiversité.

Deux cents états y sont représentés.

En 2022, la précédente COP biodiversité prévoyait que les états devaient mettre 30% de leur territoire en zone de protection.

Noble intention qui n’a bien sûr pas été suivie d’effet.

Pour un Euro dépensé en faveur de la protection de la Nature, 30 euros sont affectés à la détruire, selon le secrétaire de l’ONU et l’état français perdure à protéger les pesticides,, les autoroutes mafieuses, la spéculation.

L’homo economicus fait toujours la guerre à la Nature.

Telle est la première violence contre l’arbre, l’animal et l’homme.

Le parti de l’ordre se délecte des poubelles qui brûlent et mieux encore des édifices publics détériorés par des « casseurs », bien sûr « d’ultra-gauche ».

Non, ils n’osent pas encore éructer : « d’islamistes en guerre de religion », « d’immigrés conchiant la France et ses symboles » , sauf évidemment TRUMP qui l’a osé, mais c’est à cela qu’on les reconnaît, n’est-ce pas ?

Pour le parti de l’ordre, une injustice vaudra toujours mieux qu’un désordre et il est préférable de commémorer les Révolutions des grands ancêtres et les Résistances des glorieux justes plutôt que de mener les combats d’aujourd’hui.

L’Histoire jugera comme toujours.

Que penser des petits événements occupant les médias en ce temps de désespérance ?

Première constatation, tout est vain.

Une manifestation bon enfant de la Bastille à la Nation ne permet que de mesurer l’audience du syndicat qui l’organise et l’encadre.

Pour les gouvernants et les oligarques, ces marches convenues, ordonnées, ritualisées, sages à souhait ne sont que les amusements dérisoires d’un peuple soumis.

« Ils marchent », combien sont-ils ? Dix mille, deux cent mille ou davantage : « pas grave, laissez-les marcher ».

Une telle manif ne fera pas trembler un seul de leurs cheveux.

Alors, une grève ?

Pas davantage d’émoi.

Une journée d’arrêt de travail coûte aux salariés et n’émeut l’état guère plus que si ces braves gens se privaient de dessert au déjeuner.

La grève ritualisée n’aura aucun effet.

Alors, une pétition ?

Deux millions de personnes sollicitent un débat contre la loi DUPLOMB au parlement.

Qu’importe. La FNSEA, qui ne représente plus grand monde, obtiendra une deuxième loi DUPLOMB.

Alors, des blocages ?

Une poubelle en flamme effraiera les esprits sénescents qui verront le pays menacé par des hordes de barbares à l’assaut de l’empire Romain.

Et puis, selon que vous serez agriculteur, tendance agrarienne, ou lycéen, vous recevrez le soutien et même la visite des ministres ou les charges policières.

Je sais, vous imaginiez que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit » !

Ainsi, des manifestations syndicales conformistes, des pétitions, des grèves symboliques d’une journée « d’action », sont sans effet.

Et la violence ?

Enfin de l’effet. Mais lequel ?

La violence d’idiots utiles sert la réaction.

La droite en veut.

Cela fait de l’image, de la fureur et du bruit qui font oublier la souffrance et la désespérance d’une société malade.

Loin de favoriser les changements indispensables à la survie de l’humanité menacée par le « libéralisme économique », les dégradations de bâtiments publics mobilisent le parti de la peur.

Est-ce à dire qu’il n’y a pas d’issue, d’alternative comme l’affirmait Madame THATCHER ?

Il suffit d’expliquer et de démonter le mécanisme de conditionnement à l’œuvre et de mettre l’intelligence au service de la rupture.

Le système économique mercantile condamne la viabilité de la Terre et engendre la mort de la biodiversité.

Il accroît les injustices sociales et débouche sur une séparation d’une infime caste d’oligarques du reste des humains.

La limitation des ressources, en particulier énergétiques, aboutit à une « déconsommation » qui ne pourrait être supportable que par une redistribution des richesses, redistribution à laquelle se refuse la ploutocratie mondiale.

D’où la colère un peu puérile des gens qui réclament, tels des enfants piaffant pour avoir des bonbons, une amélioration de leur pouvoir d’achat sans s’interroger sur les causes des régressions, de la paupérisation des services publics, de la panne de l’ascenseur social.

« La dette publique », ressassent les apôtres du système. Pour eux, il suffit de faire payer les pauvres, les malades, les laissés-pour-compte du Marché.

Oui, mais leur dette naît de leur transfert de tous les profits au secteur privé qui utilise les profits ainsi soustraits au bien public pour prêter aux états et gagner sur les deux tableaux.

Amis, Résistants, gardez-vous de toute violence qu’instrumentaliseront vos adversaires.

Moralement, la violence n’est pas dans le camp de la Vie.

Une fin ne saurait justifier tous les moyens.

Il faut respecter les personnes pour se respecter soi-même.

Un humain hominisé récuse la violence.

En opportunité, la violence n’est pas davantage au service du mieux.

Il faut expliciter la perversion radicale du système et créer d’autres rapports de forces.

Petit exemple concret inspiré de mai 68 : une grève d’une journée d’action est vaine.

En revanche, une grève généralisée et continue peut déboucher sur des « accords de Grenelle » avec paiement des jours de grève et conquêtes sociales.

Le cheminot doit faire grève pour l’infirmière qui le fera pour l’enseignant. L’étudiant doit descendre dans la rue pour les retraites de ses grands-parents qui doivent voter pour la jeunesse.

Bref, le devoir est celui de dépasser les corporatismes pour que les prévaricateurs à la mode TRUMP soient vaincus et que la Vie l’emporte sur l’argent qui corrompt tout.

Bien sûr, je sais, la route est encore longue.

Une vague brune submerge le monde de l’Asie aux Amériques et même dans notre vieille Europe.

Vous allez vivre des temps difficiles.

Mais vous les jeunes, vous en sortirez et vous reprendrez la marche du vrai progrès : celui qui choisit la Vie et la liberté autre que celle d’entreprendre que vénèrent les oligarques, exploiteurs de l’arbre, de l’animal et de l’homme.


Gérard CHAROLLOIS • Une Voix pour le Vivant
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1 commentaire

#1  - BKaernel a dit :

C'est pas faux !

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